CFTC COVEA

L’Histoire de la CFTC

La CFTC est un groupement d’Hommes et de Femmes, courageux, forts, tenaces et conquérants, se battant juridiquement chaque jour depuis 1919 pour garantir et améliorer les droits de tous les salariés.

 

LES AVANCÉES SOCIALES IMPORTANTES OBTENUES GRÂCE À LA CFTC :

1932 : Loi généralisant les allocations familiales à l’ensemble des salariés
1936 : Semaine de 40H, deux semaines de congés payés, conventions collectives
1943 : Participation à l’élaboration du Programme du Conseil National de la Résistance
1946 : Création de la Sécurité Sociale
1950 : Création du SMIG, qui devient le SMIC en 1970
1958 : Création de l’assurance chômage (UNEDIC) gérée paritairement par les syndicats
1961 : Accords instituant les retraites complémentaires
1967 : Ordonnances rendant obligatoire la participation financière des salariés aux bénéfices des entreprises de plus de 100 salariés
1967 : Création de l’ANPE
1968 : Augmentation de 25 % du SMIG, création de la section syndicale d’entreprise
1971 : Loi sur la médiation des conflits au travail
1971 : Loi sur la formation professionnelle continue
1972 : Loi généralisant les retraites complémentaires à l’ensemble des salariés
1982 : Création des Chèque Vacances
1984 : Refus d’une loi supprimant l’enseignement libre
1985 : Création de l’allocation parentale d’éducation
1986 : Création du conseiller du salarié
1997 : Début de la négociation sur les 35H hebdomadaires (généralisation en 2000)
2006 : Lancement par la CFTC d’un nouveau « Statut du travailleur » qui sécurise les parcours de vie
2008 : La portabilité du DIF et des complémentaires santé et prévoyance permet à un salarié de conserver ses avantages même après une rupture de son contrat de travail (loi issue du « Statut du travailleur »)

Aujourd’hui, forte de son expérience et des combats passés, aidée de ses partenaires sociaux, des avocats et juristes la constituant, des adhérents et militants engagés à ses côtés, la CFTC continue son combat de syndicat de négociation et de proximité.

RESPECT DE LA PERSONNE
RESPECT DES VALEURS HUMAINES
RESPECT DES SALARIÉS !
C’EST ÇA LA CFTC !


1887 Création des premiers syndicats chrétiens à Paris et à Lyon.

 

1919 : Création de la CFTC.

En 1919, les syndicats chrétiens sentent la nécessité d’une coordination. Ils décident de créer la CFTC : Confédération française des travailleurs chrétiens. La CFTC regroupe, à l’origine, 321 syndicats.

La CFTC poursuit l’oeuvre des premiers syndicats, en développant les bureaux de placement, les services juridiques, les caisses d’entr’aide et les services sociaux.

En France, elle fait reconnaître sa représentativité.

 

1936 : Le Plan CFTC

Publication le 15 mai 1936 du “Plan CFTC” qui propose un salaire minimum, les allocations familiales, la réduction de la durée du travail, des logements sociaux, les conventions collectives, etc.

Dans l’entre-deux-guerres, deux tendances s’affirment dans le syndicalisme :

  • le syndicat instrument de la révolution politique
  • le syndicat fer de lance pour transformer la société.

La première se définit parfois comme révolutionnaire, la seconde est réformiste.

La première est celle de la CGT, la seconde, celle de la CFTC. Les deux confédérations s’opposent violemment en 1936. Dans une ambiance surchauffée, la CFTC défend l’indépendance syndicale et la liberté du travail.

En 1937, la CFTC compte 2000 syndicats et 400 000 adhérents.

 

1940 : La clandestinité

Refusant la « Charte du travail » que l’Etat français cherche à imposer aux organisations syndicales, la CFTC s’auto-dissout et entre dans la clandestinité. Ses dirigeants participent à la résistance. Dès mai 1943, elle participe au Conseil national de la Résistance et à la rédaction de son programme qui servira de base à l’Etat social qui se met en place dans les années qui suivent la Libération. Elle participe ainsi à la généralisation des assurances sociales, des retraites complémentaires, à la création, plus tard, de l’Unedic…

 

En 1947, le taux de syndicalisation en France atteint 60 %. L’effectif de la CFTC est alors de 800 000 syndiqués.

 

1964 : La scission de la CFTC

Une majorité de la CFTC menée par le groupe « Reconstruction » donne naissance à la CFDT. Une réaction s’organise chez les tenants de la référence chrétienne, en particulier par la création des “équipes syndicalistes chrétiennes” et de leur journal “Rénovation”. Mais ils ne parviennent pas à stopper l’évolution qui s’achève, au Congrès de 1964, par un vote à environ 70 % en faveur de l’abandon de la référence chrétienne. 300 délégués quittent alors la salle du congrès et décident de maintenir la CFTC. Un bureau provisoire est élu dont le président est Joseph Sauty, le très charismatique leader des mineurs CFTC. Le redémarrage est difficile: la « CFTC maintenue » n’a plus ni patrimoine immobilier, ni matériel. Si les sympathies ne lui manquent pas à l’extérieur, les encouragements sont maigres. A peu près personne n’y croit. Elle se heurte de surcroît à la contestation permanente de la CFDT qui va jusqu’à lui intenter un procès pour utilisation abusive du sigle CFTC.

 

1965 Programme de Vincennes : la CFTC réaffirme son opposition à la politisation syndicale.

Huit mois seulement après la scission, la CFTC rassemble 18 unions régionales, 82 départementales, 27 fédérations professionnelles et 442 syndicats.

En mai 1968, la CFTC participe activement aux accords de Grenelle (Joseph Sauty obtient la création de la section syndicale dans l’entreprise) et connaît une vague d’adhésion sans précédent. Entre le congrès de 1967 et celui de 1969, ses effectifs cotisants progressent de 42%.

En 1970, le Conseil d’Etat rend un arrêt stipulant que la CFTC « doit être regardée comme l’une des organisations syndicales les plus représentatives sur le plan national ».

 

1973 Rapport Jacques Tessier : “L’entreprise au service de l’homme”.

Mise en place de la politique contractuelle qui incite chaque année les salariés et les employeurs à bâtir un contrat de progrès. Jacques Tessier fait voter l’obligation d’appartenir à un régime de retraite complémentaire avec validation des acquis antérieurs.

 

1977 Congrès de Versailles : un nouveau programme à la mesure de la crise économique.

Le 38ème congrès confédéral en 1975 avait approuvé une modification des statuts selon laquelle la référence aux principes de la morale sociale chrétienne ne peut plus être modifiée que par un vote unanime du congrès. Ainsi le mouvement confirme son enracinement dans un syndicalisme dynamique et efficace. Les situations évoluant, ces principes constants inspirent de nouveaux objectifs. C’est pourquoi le 39ème congrès confédéral à Versailles en 1977 a fixé un programme d’action pour les années à venir.

 

1980-90 La CFTC est à l’origine des conventions de conversion et de l’allocation parentale d’éducation.

En 1980, Jacques Tessier fait voter une loi qui permet aux chômeurs d’être considérés comme travailleurs (maintien du droit à la retraite). En 1988, la CFTC soutient la création du revenu minimum d’insertion qui ouvre de nouveaux droits aux prestations sociales.

 

1983 La CFTC recueille 12,4 % de voix aux élections à la Sécurité sociale.

Aux élections de la Sécurité sociale, les candidats de la CFTC recueillent 1 765 000 voix.

 

1984 La CFTC prend une part active au succès des manifestations en faveur de « l’école libre. »

La CFTC s’engage avec succès dans la bataille en faveur de la liberté scolaire, menacée par le projet de loi Savary.

 

1991 Congrès de Lille

La CFTC réaffirme son identité. Elle engage la modernisation de son fonctionnement et de son action. Adoptant une nouvelle signature « La vie à défendre » en 1992, la CFTC entend se positionner au-delà des seules relations de travail au nom des valeurs sociales chrétiennes.

 

Sous l’impulsion d’Alain Deleu, élu président confédéral en 1993, une importante réforme des fédérations voit le jour.

 

1995 Lors des conflits sociaux, la CFTC obtient la médiation et la reprise du dialogue.

Le Plan Juppé qui, conformément à une proposition de la CFTC, crée l’assurance universelle permettant à tous l’accès aux soins (assurance maladie).

 

1999 Adoption du « rapport-programme » au 47ème congrès confédéral

Au congrès de Dijon, la CFTC adopte un « rapport-programme » pour « un syndicat efficace, d’écoute, de service et de valeurs ». La CFTC des années 2000 peut répondre efficacement à ces interrogations et prendre une place plus importante dans le paysage syndical français si elle sait être attentive aux transformations en cours, en étant fidèle aux valeurs qui justifient son existence, et en anticipant les événements.

 

Aujourd’hui

Le 29 mars 2013, la CFTC obtient, aux élections des comités d’entreprise, une audience de 9.3 %. La CFTC reste donc représentative et prendra part aux négociations interprofessionnelles et par conséquent, participera au dialogue social national, durant les quatre prochaines années.

 

La CFTC n’a cessé de faire la preuve de sa vitalité,

d’étendre son implantation et d’accroître ses effectifs.

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